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Personne tenant une calculatrice voulant calculer son salaire

L’année 2026 s’ouvre avec plusieurs revalorisations majeures impactant directement la paie et les cotisations sociales. SMIC, plafond de la Sécurité sociale, minimum garanti, titres-restaurant ou encore gratification minimale des stagiaires : tour d’horizon des principaux montants à retenir.

SMIC

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est revalorisé de 1,18 % au 1er janvier 2026, dans le cadre du mécanisme légal d’indexation destiné à préserver le pouvoir d’achat des salariés les moins rémunérés

Le SMIC horaire brut est ainsi fixé à 12,02 € (valeur précédente : 11,88 €), soit 1 823,03 € brut mensuels (valeur précédente : 1801,80 €) pour un temps plein de 35 heures, soit 151,67 heures mensualisées. Ces valeurs sont applicables en métropole et dans les départements et collectivités d’outre-mer, à l’exception de Mayotte.

Pour une durée de travail mensualisée de 169 heures, le SMIC brut atteint :

  • 2 083,47 € (valeur précédente : 2059,15 €) avec une majoration des heures supplémentaires
    de la 36ᵉ à la 39ᵉ heure à 25 % ;
  • 2 052,21 € (valeur précédente : 2028,27 €) avec une majoration à 10 %.

À Mayotte, le SMIC horaire brut est porté à 9,33 €, soit 1 415,05 € pour 151,67 heures mensualisées. Ces montants constituent un seuil légal impératif : aucun salarié ne peut percevoir une rémunération inférieure, sauf cas spécifiques prévus par la réglementation.

Nouveau plafond de la Sécurité sociale en 2026

Au 1er janvier 2026, le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) est porté à 48 060 €, soit une revalorisation de 2 % par rapport à 2025. Cette évolution s’inscrit dans le cadre des règles prévues par le Code de la Sécurité sociale, fondées sur l’évolution du salaire moyen par tête.

Le plafond de la Sécurité sociale constitue une référence structurante du système social français. Il fixe le montant maximal des rémunérations retenues pour le calcul de certaines cotisations, notamment celles liées à l’assurance vieillesse, et sert de référence à plusieurs droits sociaux.

Pour les employeurs, le PASS intervient notamment dans le calcul :

  • des cotisations sociales assises sur les salaires (vieillesse, chômage, régimes de retraite complémentaire),
  • des seuils d’exonération sociale et fiscale applicables à certaines indemnités, notamment en cas de rupture du contrat de travail,
  • de certaines indemnités ou gratifications, notamment dans le cadre des stages en entreprise

Valeurs applicables en 2026 

Les plafonds de la Sécurité sociale applicables à compter du 1er janvier 2026 sont les suivants :

  • Plafond annuel (PASS) : 48 060 €
  • Plafond trimestriel : 12 015 €
  • Plafond mensuel (PMSS) : 4 005 €
  • Plafond par quinzaine : 2 003 €
  • Plafond hebdomadaire : 924 €
  • Plafond journalier : 220 €
  • Plafond horaire : 30 €

À Mayotte, un régime spécifique demeure applicable : le plafond mensuel de la Sécurité sociale y est fixé à 3 022 € au 1er janvier 2026, correspondant à une revalorisation distincte.

Montant du minimum garanti

Le minimum garanti est également revalorisé au 1er janvier 2026. Sa valeur passe de 4,22 € à 4,25 €

Cette donnée de référence est utilisée pour l’évaluation :

  • des frais professionnels (repas, déplacements),
  • de certains avantages en nature,
  • et de diverses prestations ou allocations sociales.

La revalorisation du minimum garanti s’inscrit dans une logique de soutien aux salariés aux revenus modestes et d’adaptation aux évolutions économiques.

Titres-restaurant : limites d’exonération 2026

La participation de l’employeur au financement des titres-restaurant est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu lorsqu’elle est comprise entre 50 % et 60 % de la valeur du titre et n’excède pas le plafond légal.

Au 1er janvier 2026, la limite d’exonération devrait être fixée à 7,32 € par titre-restaurant, (valeur précédente : 7,26 €)

Les salariés en télétravail peuvent également bénéficier de titres-restaurant, dès lors qu’ils sont placés dans une situation comparable à celle des salariés travaillant sur site. Les titres-restaurant sont destinés au paiement des repas. Ils peuvent être utilisés dans les restaurants et commerces alimentaires autorisés pour l’achat de préparations directement consommables, ainsi que de fruits et légumes. La mesure dérogatoire autorisant l’achat de tout produit alimentaire est prolongée jusqu’au 31 décembre 2026.

Les titres-restaurant peuvent être délivrés sous forme dématérialisée.

Gratification minimale des stagiaires

La gratification minimale des stagiaires est également revalorisée au 1er janvier 2026, en lien avec l’actualisation du plafond de la Sécurité sociale. Le montant horaire minimal passe ainsi de 4,35 € à 4,50 €, correspondant à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, désormais fixé à 30 €.

Cette gratification s’applique aux stages dont la durée excède deux mois, consécutifs ou non, au cours d’une même année scolaire ou universitaire. Elle constitue un minimum légal : les organismes d’accueil conservent la possibilité de verser une gratification supérieure, notamment lorsque la convention collective applicable le prévoit.

Concrètement, l’obligation de gratification intervient dès lors que le stagiaire est présent plus de 308 heures au sein de l’organisme d’accueil sur l’année d’enseignement considérée. Cette revalorisation impose aux employeurs une attention particulière dans le calcul des gratifications, le suivi des conventions de stage et l’actualisation des paramètres de paie le cas échéant.

À noter que le plafond de la Sécurité sociale étant révisé chaque année au 1er janvier, une évolution en cours de stage peut entraîner une revalorisation automatique de la gratification, sous réserve que cette possibilité soit prévue dans la convention de stage.

Cette mesure s’inscrit dans une logique de reconnaissance du rôle des stagiaires et de sécurisation des pratiques, afin de garantir un cadre conforme et équitable pour l’ensemble des parties.

Ces chiffres clés doivent être intégrés dès le début de l’année dans les paramétrages de paie et les pratiques RH afin de garantir la conformité réglementaire.